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Eleleara ne recroisera pas la route de Moncade, blessé, comme à l'aller où le BBD avait pris une correction (85-61). Photo DR
13 | 05 | 2008
Julien Coutenceau
C e soir, c'est donc une page de l'histoire du club qui va se tourner. L'Agora va résonner pour la dernière fois face à Rouen. Et sur les coups de 22h30, lorsque les lumières s'éteindront, nul doute que certains supporters auront une pensée émue pour ce compagnon fait de fer et d'acier? Car le BBD a vécu son ascension et tous ses moments de gloire entre ces quatre murs de béton érigés au début des années 90 dans une ville nouvelle qui s'est construit un passé grâce à sa salle de basket.
L'aventure dans la sphère professionnelle avait commencé le 1er octobre 2005 par la réception de Saint-Quentin, mais le chaudron boulazacois avait surtout vibré comme jamais six mois avant pour le titre de champion de France de Nationale 1... Si les murs avaient des oreilles, c'est sûr et certain : l'Agora en aurait des choses à raconter tellement il en a entendu ! Car cette « assemblée du peuple sportif périgourdin » a été plus qu'une pierre à l'édifice du BBD. Il en a été son ciment lorsque l'US Périgueux a choisi d'émigrer de Clos-Chassaing vers la cité nouvelle où aucun club ne siégeait.
Un devoir de vacances
L'Agora va donc laisser sa place à son petit frère, le Palio, qui le dominera d'une tête dans quelques mois. Et va rester dans son ombre même si les ballons de basket continueront à hanter le gymnase qui servira de salle d'entraînement lors du prochain exercice? On n'efface pas comme ça d'un revers de la main tout un chapitre de l'histoire même s'il serait plus judicieux que les joueurs prennent leurs marques au Palio plutôt que de le découvrir chaque samedi.
En attendant, il y a encore un dernier chapitre à écrire pour que la page de l'Agora soit tournée. Et celui-ci, ce sont les Boulazacois d'un cru 2007-08 très décevant qui devront l'écrire. Par rapport à ceux qui en ont sué pour amener le club où il se trouve et à leurs supporters qui n'ont pas toujours eu grand-chose à se mettre sous la dent, les joueurs ont des devoirs. Un devoir de mémoire. Et un devoir de vacances?
Les Boulazacois vont, en effet, se séparer dans quelques jours. Certains savent déjà de quoi leur avenir sera fait et qu'il ne se conjuguera pas avec le Palio. D'autres sont dans l'expectative. Et cinq sont a priori partants pour une nouvelle saison comme le stipule leurs contrats... A condition de rentrer dans les plans du staff technique. Dans ce contexte, il ne sera pas évident de trouver une unité collective face à un adversaire normand qui joue sa dernière carte pour la montée directe sans son meneur Moncade (déchirure).
« Ce match est très important pour eux mais aussi pour nous car on a à c?ur de terminer sur une prestation de qualité », souligne John Douaglin qui ne veut pas entendre parler de démobilisation et qui pourra compter, a priori, sur John Beugnot remis de son mal de dos. Un discours de circonstance qui en appelle un autre? Car les dirigeants vont enfin clarifier la situation dans les prochains jours.