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La frappe de Julien Raynaud vient de partir : le premier but trélissacois est au bout. Photo Jacques Chaunavel
13 | 05 | 2008
Lionel Dagès
C ette équipe trélissacoise est décidément déconcertante. Elle est capable du meilleur comme du pire d'un match à l'autre, on le savait déjà. Voilà que, face à Agen, elle a réussi la performance de montrer ses deux visages, ou presque, dans le même match. « On avait fait une entame de match mi-figue mi-raisin, reconnaît Xavier Sanchez. L'entame d'une équipe qui doute. »
La première demi-heure trélissacoise était en effet pour le moins timorée. La crainte était visible. Si la première occasion était périgourdine, quand Raynaud manquait d'un cheveu un centre de Priso (8e), le reste était agenais. Gaillac, vif, remuant, doté d'une détente impressionnante pour son gabarit, posait des problèmes. Et Pejovic devait même sauver sur sa ligne une reprise de l'ancien pro de Libourne Thomas Charenton (20e). Hammouti avait beau rater une superbe opportunité (27e), on sentait que le moindre coup du sort ferait très mal au TFC...
Celui-ci survint à la 33e minute, sur un long ballon dans le dos de la défense. La sortie de Pascal Gomes était contrariée par la vivacité de l'entraîneur-joueur agenais Vimbouly qui touchait le ballon le premier. Torse puis bras de Gomes, en dehors de sa surface. Monsieur Ledoux jugeait la main délibérée et excluait le gardien. Quatre minutes plus tard, sur une action similaire du gardien agenais Villa, son appréciation fut différente... « L'expulsion nous a permis de nous restructurer, estime Xavier Sanchez. Les joueurs se sont sentis agressés et ils ont réagi ».
La première de Rucart
Coup de chance, pour la première fois depuis longtemps, le TFC avait un gardien sur son banc, en l'occurrence le jeune « 18 ans » Eymeric Rucart qui remplaçait Carl Priso. « Toute la semaine, Eymeric s'est entraîné avec nous, explique Gilles Valadié. Et comme Pascal Gomes ne sera pas éternel, pour le préparer, on a décidé de le prendre dans le groupe. Il a assuré. » Faisant preuve d'une étonnante maturité, Rucart chipait très vite un ballon dans les pieds de Gaillac. Sur le contre, Assan Hammouti décalait Julien Raynaud, au coin gauche des 16 mètres, pour une frappe croisée limpide qui finissait quasiment en lucarne opposée.
En seconde période, à l'abnégation défensive orchestrée par un grand Hadji Kari, le TFC ajoutait quelques beaux mouvements, avec Hammouti en chef d'orchestre, pour inscrire deux buts supplémentaires et n'en concéder qu'un. « On voulait que le groupe vive quelque de fort pour le souder : c'est fait », se réjouissait finalement Gilles Valadié.