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17 | 05 | 2008

Clubs - Organisé demain par deux clubs Lion's de la ville le vide-greniers de Périgueux illustre...

Le réseau des nombreux...

et Stéphane Vacchiani

A vec dix ans déjà d'existence et une superficie toujours plus grande le vide-greniers des Lion's -qui a lieu demain dimanche- est à l'image des clubs services à Périgueux : à ne pas manquer.

Impossible de les manquer effectivement tant ils sont nombreux. Le seul Lion's compte quatre (!) clubs dans la cité de 30 000 habitants seulement. Les Rotariens font quasi aussi fort, trois clubs, même si le plus jeune semble aujourd'hui en sommeil. Les Rotariens n'en ont pas moins un lieu de réunion à eux dans un local (près de la tour Mataguerre) qui leur appartient. Avec salle de réunion et bar convivial?

Sept organisations auxquelles il faut rajouter les Soroptimist's, les Anysetiers, la Table Ronde, le club 41 ou les Kiwanis ! (lire page suivante).

Des clubs différents pour les pères et les fils

Membre du club cheville ouvrière du vide-greniers, Elisabeth Dartencet (notre photo ci-contre) a une explication à cette « prolifération » : « ces clubs sont toujours plus florissants dans les villes moyennes ou petites, et souvent plus actifs » affirme-t-elle prenant aussi l'exemple de Sarlat. Les clubs se multiplient aussi pour éviter qu'un fils -comme l'explique Alain Gerberon- « se retrouve dans le club de son père ». Et cet expert-comptable périgourdin membre du Lions de citer des exemples : « dans le club Saint-Front, aux côtés de l'avocat Philippe Cornet (chef de file de l'opposition de Périgueux) on trouve le fils Dunoyer (greffier au tribunal de commerce), dont le père avocat est au club doyen, ou Léo Valégeas dont le père (notaire) est aussi au club doyen ».

Enfin, multiplier les clubs, c'est aussi pouvoir augmenter le nombre de membres. D'après Alain Geberon « il ne s'agit pas de faire de grandes associations. C'est d'abord un lieu de rencontres, d'entraide et d'accueil pour des gens qui arrivent d'autres villes ». Et de conclure : « il ne faut pas dépasser la cinquantaine de membres pour rester conviviaux ».

Des opérations caritatives

Il est vrai aussi ici comme au Rotary, ou chez les Kiwanis que l'on évite de prendre deux membres de la même profession dans un club. « Il y a peu de doublon mais on ne se l'interdit pas » observe Patrick Engel président des Kiwanis se défendant que ce soit des clubs d'affaires (lire ci-dessous).

Ils le jurent d'ailleurs, leur objectif est de « faire don de soi-même pour des ?uvres d'intérêt général ». Pas de faire des affaires.

Il y a dix jours au Rotary Doyen, le président Distinguin faisait le point sur les nombreux chèques de 200 ou 400 euros qui viennent donner des coups de pouce à des familles en difficulté, ou pour des voyages humanitaires. Demain dimanche, l'argent récolté grâce au vide-greniers permettra à des enfants périgourdins de partir en vacances en juillet à Gujan-Mestras.

Reste que ces organisations composées quand même plutôt de professions libérales, de cadres, ont un prix. C'est 300 ou 400 euros de cotisation par an, sans compter les soirées carita-tives, les sorties et autres occasions de mettre la main au porte-monnaie.

« Nous, nous travaillons quasiment toutes » défend toutefois Elisabeth Dartencet, désireuse de briser l'image des bonnes ?uvres pour femmes au foyer aux riches époux.

Ce week-end avec ses amies du club et ses amis du doyen elle sera à pied d'?uvre pour faire rentrer de l'argent, des exposants, des buvettes? pour les enfants. « On est claqués » à la fin de la journée sourit celle qui prépare cela depuis plusieurs mois.

L'occasion aussi de se retrouver, motivations récurrentes de membres de différents clubs désireux de passer de bons moments d'échanges.

Sans homme au club Diamant, mais plus souvent encore sans femme pour les autres. Au Rotary Doyen, où 90 % des hommes étaient contre la présence des femmes aux réunions, le vote de cette année a vu cependant ce taux tomber à 75 %. Une révolution?