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Julien, Cédric, Olivier et Jean-François annoncent un vent de folie, vendredi soir, sur le parc des expositions de Marsac. Photo DR

04 | 07 | 2008

Concert - Le groupe Sonoloco se produit en première partie des Bombes 2 Bal, ce soir.

Du punk rock en occitan pour décoiffer

Julie Pasquier

C 'est un vent de folie qui devrait souffler ce vendredi soir sur le parc des expositions de Marsac avec Sonoloco. Car sur scène, Olivier, Cédric, Julien et Jean-François, mi-Périgourdins mi-Corréziens, sont des « fous furieux ». Et ce sont eux qui le disent?

Après douze ans d'existence, le groupe continue d'étonner avec son « hard-rock-punk »? en occitan. Ça plaît ou ça ne plaît pas. Mais en tout cas, ça devrait en faire bondir plus d'un - dans tous les sens du terme - ce soir. Du punk rock à la Félibrée ? On n'aurait jamais vu ça il y a quelques années?

« Si ça emmerde, on continue »

« Et pourquoi pas ? s'interroge Jean-François, chanteur et compositeur de Sonoloco. L'occitan appartient à tout le monde. Chez les Catalans et les Basques, les groupes de hard-rock existent depuis longtemps. »

Pour Sonoloco, l'aventure a donc débuté il y a douze ans à Hautefort. « On était en train de se construire un répertoire et, un jour, pour rire, j'ai écrit une chanson en occitan. Il y a eu pas mal de réactions », raconte encore Jean-François. Des réactions pas toujours positives. Au contraire. « Le milieu rock de Périgueux a été extrêmement critique. Et le milieu occitan aussi, se souvient Jean-François. Mais on s'est dit, « si ça emmerde un peu tout le monde, on continue ». »

Et ils ont donc continué. En sortant, en 1998, un album de quatre titres enregistrés à Château-l'évêque. « Ça a été notre petite heure de gloire puisque nous avons eu une très bonne critique du magazine Hard-Force. Notre objectif, c'était vraiment d'être crédible au niveau musical. » Premier pari gagné.

Un nouvel album est sorti en 2003 et un autre devrait voir le jour d'ici la fin de l'année. « Nos sem aqui ». Voilà le nom de ce dernier opus qui comprendra douze titres, dont la moitié en occitan. « Nous avons toujours chanté un peu en français, un peu en anglais et un peu en occitan. On ne veut pas seulement être les porte-parole de l'Occitanie. »

Ce vendredi soir sera donc l'occasion de (re) découvrir leur surprenant répertoire. Une vingtaine de morceaux devraient être joués. « Certains sont à prendre au 2e, voire 3e degré », prévient Jean-François. D'autres, comme « Petit Nicolas » ou « Mossur Deubeuliou », ont un message franchement politique. « On se fait une joie de jouer pour la Félibrée, conclut le chanteur. On est impatient. » Le public aussi.