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Michel Dasseux, entouré de son avocat et de quelques colistiers, a annoncé, hier, sa décision de ne pas faire appel auprès du Conseil d'état. Photo DL
04 | 07 | 2008
Julie Pasquier
« C'est une décision éclairée. » Entouré de quelques colistiers et de son avocat, Me Patrice Reboul, Michel Dasseux a indiqué, hier matin, qu'il ne ferait pas appel du jugement du tribunal administratif. Le 3 juin dernier, à Bordeaux, le tribunal avait en effet rejeté le recours de l'ancien maire, qui demandait l'annulation des élections municipales en raison d'une irrégularité.
Lors du premier tour, la nationalité britannique de l'un des colistiers de Jean-Pierre Roussarie n'avait pas été mentionnée sur les bulletins de vote, alors que la loi l'exige. « Je pensais que les choses étaient très claires et que le tribunal administratif me donnerait raison. Il en a été autrement », déplore Michel Dasseux.
« Une sage décision »
Après un mois de réflexion, laissant planer le doute jusqu'au bout - il avait jusqu'à minuit, cette nuit pour faire appel - l'élu, qui siège aujourd'hui dans l'opposition, met ainsi fin à la bataille juridique entamée au lendemain du second tour des élections.
« Au vu de la faible chance de l'emporter au Conseil d'état, nous allons en rester là », poursuit celui qui considère toujours la défaite du 16 mars comme « une forme d'injustice ». « Notre équipe méritait un meilleur sort. »
Pour le maire, Jean-Pierre Roussarie, « c'est une sage décision. Nous allons pouvoir travailler dans un climat d'apaisement et de sérénité. »
Et l'élu de poursuivre : « Nous allons profiter de l'expérience et de la sagesse de Michel Dasseux. »
Ce dernier, qui soufflera ses 72 bougies le 23 juillet, entend bien mener une opposition « constructive, qui ne sera ni servile, ni amorphe ». Et ce, malgré le départ du communiste Patrick Capot.
Ce dernier, élu aux côtés de l'ancien maire, a en effet annoncé sa décision de prendre son indépendance, lors du dernier conseil municipal. « C'est son choix, note Michel Dasseux. Je le respecte mais je m'en étonne après sept ans de collaboration sincère et efficace. »
Aujourd'hui, une page se tourne pour Michel Dasseux, qui dit être « en difficultés sur le plan familial » depuis le décès de son épouse, en 2006.
Désormais, l'homme souhaite s'impliquer auprès d'associations. « Mon avenir à moi, il est derrière moi. Ce qui m'inquiète, c'est que le devenir de la commune n'est pas garanti. »
à noter qu'une procédure pour diffamation est toujours en cours au tribunal correctionnel. L'affaire devrait être jugée sur le fond, le 6 août.