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Plusieurs graffitis de ce genre ont été découverts dans la ville. Photo Rémi Philippon

02 | 07 | 2009

Graffitis - Deux jeunes interpellés seraient en lien avec un site internet.

Un « clan des 1 000 » sévit à Périgueux

Eurydice Baillet

U n délire de jeunes. C'est par ces termes que la police de Périgueux qualifie le drôle de passe-temps de quelques jeunes adolescents de la ville. Dans la nuit de mardi à mercredi, deux lycéens ont été interpellés en flagrant délit. Ils étaient tout bonnement en train de taguer sur les murs d'un site classé.... les chiffre 1 000.

L'affaire pourrait paraître dérisoire. Sauf que des graffitis de cet acabit, on en trouve un peu partout dans la ville. Sur les marches du tribunal, sur la devanture d'un magasin... Déjà, au mois de mai, deux jeunes gens avaient été interpellés suite à des graffitis tracés sur les murs du secteur sauvegardé du centre-ville, notamment rue de l'Hôtel de Ville et rue des Chaînes.

Une plainte avait alors été déposée par la Ville concernant des tags apposés sur des bâtiments municipaux. Le maire considérant ces actes de vandalisme « d'autant plus inacceptables qu'ils pénalisent tous les Périgourdins et nuisent à l'image de la Ville ».

Un groupe sur internet

Et le groupe de jeunes qui sévit aurait un nom. Né sur internet, et plus précisément sur un site communautaire, le groupe - périgourdin - cherche à atteindre les... mille adhérents. Le but du jeu ? Remplacer des mots dans une phrase par « mille ». Alors forcément, certains adolescents ont choisi de faire une variante sur les murs !

« Ils font une fixation sur le mille, et cherchent en quelque sorte, c'est ce qu'ils disent, à restaurer la valeur de ce chiffre, en comparaison au 999 que l'on voit souvent apparaître sur les prix », explique un officier de police.

Le site, né de l'idée de jeunes lycéens du centre-ville, aurait déjà quelques adeptes et aurait même séduit des jeunes sur Bordeaux, Niort, La Rochelle...

La police a ouvert une enquête pour recouper des éléments de différentes affaires dans la région et plus loin en France. Les deux adolescents interpellés ont été relâchés.