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Sur le marché, Xavier Darcos a serré des mains, claqué des bises et récolté des dizaines de lettres de Périgourdins. Photos Rémi Philippon
08 | 02 | 2010
Florence Chevalier
« Vous nous manquez tellement. » Il n'en fallait pas plus samedi matin à l'entrée du marché pour ragaillardir Xavier Darcos, qui de son aveu même ne s'attendait pas à un tel accueil.
Après avoir reçu les salariés de Marbot-Bata à la préfecture en début de matinée en tant que ministre du Travail (lire également page 9), Xavier Darcos, candidat aux élections régionales, s'est offert un petit tour sur le marché.
« Je n'en reviens pas, c'est incroyable », lâche-t-il à Philippe Cornet, dans la rue Limogeanne, où l'ancien maire entre dans plusieurs boutiques.
Séquence émotion
« Ce n'est pas de la com', il est chez lui », lance sa directrice de campagne. « Je crois que je n'ai jamais fait autant de bises », s'amuse le candidat qui serre des mains, claque des bises et récolte des dizaines de lettres de Périgourdins.
« Cette matinée nous permet de mesurer que les gens de Périgueux ont conservé beaucoup d'affection pour Xavier, analyse Jérôme Peyrat, chef de file de la liste UMP en Dordogne. C'est important ici plus qu'ailleurs. »
Samedi matin, Xavier Darcos était, il ne faut pas l'oublier, en campagne pour les régionales. Et huit de ses colistiers l'accompagnaient sur le marché.
Certains commerçants de la halle du Coderc n'ont pas hésité à poser la question qui fâche : « Tu nous as oubliés ? » Xavier Darcos élude par un non catégorique. « Revenir en Dordogne, c'est une douleur, une souffrance. Je suis trop attaché à cette ville, j'en connais chaque pierre, chaque arbre. Je suis bouleversé par cet accueil », confie-t-il quelques instants plus tard dans les salons de la préfecture où il a remis les insignes de chevalier de l'Ordre national du Mérite à Marie-Christine Sanjuan, son ancienne adjointe (lire ci-dessous).
Une attaque en règle de la politique municipale
Après une séquence émotion, Xavier Darcos a repris un ton plus mordant devant 150 de ses « amis » de l'UMP réunis au VIP. L'ancien maire de Périgueux s'est attaqué à son successeur, lui aussi candidat aux élections régionales pour le PS, « après Duguesclin, c'est du déclin ». Le candidat a, ensuite, qualifié la liste UMP de liste de « cooptation où sur les 20 candidats, 17 sont des conseillers sortants ». Philippe Cornet, chef de file de l'opposition municipale et numéro 3 sur la liste UMP, est allé plus loin en évoquant le manque d'ambition de la Ville de Périgueux.