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Samedi, les salariés de Marbot-Bata sont venus en nombre à la préfecture pour rencontrer le ministre du Travail. Photo Rémi Philippon
08 | 02 | 2010
Florence Chevalier
E ffervescence samedi matin à la préfecture où Xavier Darcos, après avoir annulé sa visite à Neuvic, rencontrait une délégation de 40 salariés de l'usine Marbot-Bata, assistés par leur avocat Patrice Reboul.
« Un nouveau comité d'entreprise devrait avoir lieu au cours de la semaine. Un comité au cours duquel le groupe présentera un PSE [Ndlr : plan de sauvegarde de l'emploi] et un plan de revitalisation qui correspond en gros, sur le plan du financement, à ce que l'on peut attendre d'une entreprise de ce type », a annoncé à la sortie de la réunion Xavier Darcos.
« Les dirigeants de Bata se sont engagés à améliorer le PSE » vendredi soir « en particulier en matière d'accompagnement du reclassement pour les salariés et de revitalisation des territoires », affirme un communiqué du ministère du Travail.
Depuis le 19 décembre, date à laquelle le tribunal de grande instance de Périgueux, avait annulé le PSE, les 73 salariés de Marbot-Bata attendaient la convocation d'un comité d'entreprise pour discuter d'un nouveau plan. L'usine de fabrication de chaussures militaires a officiellement cessé ses activités le 31 décembre, mais une grande partie des salariés - en majorité des femmes - continue de l'occuper.
Deux millions d'euros pour revitaliser la vallée
Le ministre du Travail a estimé qu'un « accord » avait bel et bien été trouvé avec le groupe Bata dont le siège se trouve en Hollande. En outre, Xavier Darcos, également en campagne pour les élections régionales (lire en page 3), a indiqué que l'état investira deux millions d'euros dans la vallée de l'Isle. Un million serait mis au titre du fonds national de revitalisation des territoires, 600 000 euros au titre de l'aide aux projets d'investissement des collectivités locales sans compter la contribution du fonds européen pour les entreprises.
Malgré cette série d'annonces plutôt rassurantes, Me Reboul a assuré qu'il resterait vigilant, « c'est toujours plus facile de faire des promesses à un ministre ».
Aujourd'hui, les salariés attendent la convocation du comité d'entreprise. C'est seulement à son issue qu'ils pourront s'estimer satisfaits.